Nos méchants préférés : La saint Valentin de Collectif Polar, Episode 1

Hello mes polardeux,

Pour ce jour de Saint Valentin j’ai demandé à mes Flingueuses, ce que nous pourrions faire pour vous plaire. Danièle, Sylvie ou encore Isabelle n’ont pas manqué d’idées. Elles m’ont fait quelques belles propositions…

Mais finalement c’est chez Ludivine sur Vingt et une pages que j’ai trouvé le thème de nos Saint Valentin.

En effet, dans son premier article participatif de l’année, Raconte ton livre #8, Ludivine nous posait cette questions : « Le personnage le plus méchant de votre bibliothèque ? »

Aussi je ne suis librement inspirée de son thème pour filer un devoir aux flingueuses qui voulaient bien participer :

« Alors pour vous quel est le personnage le plus terrible de la littérature ? »

 

Voici leur réponses



Fanny Haquette

Hello,

Quand tu nous a demandé quel est pour nous le plus grand méchant de la littérature, « le Grand Méchant Loup » m’est venu directement à l’esprit. J’aurai pu citer « Pennywise » mais je vais rester sur ma 1ère idée et développer le pourquoi.

Aussi loin que je m’en souvienne, le grand méchant loup est le premier méchant que j’ai dû rencontrer, on me l’a lu bien avant que je ne sache le faire moi-même. L’ogre est venu après, lorsque je lisais complétement seule. Il est donc certainement à la base de mon interêt pour la peur, le frisson, bref l’adrénaline que cela procure. En réfléchissant bien, il est effrayant ! Surtout dans Le petit Chaperon rouge, il se cache dans les bois, guette ses proies… Malin, rusé, il entre aussi dans les maisons pour manger ses victimes ! Et qui choisit-il de manger ? Oh malheur, sacrilège ! La grand-mère… la figure la plus essentielle de ma vie. Je comprends parfaitement pourquoi il m’a marqué.

Merci à monsieur Charles Perrault, mon auteur préféré de contes.

 Sophie Collette

Le personnage le plus terrifiant et emblématique de la littérature , est pour moi  , PENNYWISE ( grippe-sou)  personnage du roman « ça » de stephen King .

Ce clown tueur, métamorphe , sanguinaire et manipulateur , s’inspire des peurs les plus profondes pour terroriser les enfants .

Inspiré du tueur en série  John Wayne Gacy  , Stephen King a traumatisé un grand nombre de personnes .

Depuis la lecture de ce livre , à environ 16 ans , il est impossible pour moi de voir un clown , ce qui explique la couverture du livre et introduction et non la tête de grippe -sou .

Merci Monsieur King grâce à vous je suis devenue coulrophobe . 😉

Fanny Louise

A cette question, ma réponse est sans appel : Patrick Bateman, personnage principal du roman de Bret Easton Ellis.

J’ai lu ce livre à sa sortie en 1991 et je ne m’en suis jamais remise. Dès que je pense à ce roman, j’en ai la nausée.

Patrick Bateman est un monstre à l’état pur. Il n’y a pas une once d’humanité en lui et sa perversion en fait un méchant inoubliable.

Bret Easton Ellis a imaginé avec ce personnage ce qu’on peut faire de pire en termes de cruauté.

Nombre de méchants de littérature trouvent l’origine de leur mal dans des blessures secrètes, profondes et des traumatismes qui peuvent sinon excuser leur méchanceté au moins l’expliquer, lui donner un sens.

Chez Patrick Bateman, rien de cela. Sa violence, sa perversion sont totalement gratuites et découlent d’une personnalité ultra narcissique poussée à l’extrême. Ce psychopathe n’a aucune excuse pour sa monstruosité. Certes Bateman est fou donc on peut aussi le considérer comme irresponsable de ses actes mais je n’ai pas cette analyse que beaucoup de lecture d’American Psycho ont.

« il est fou donc… » : je ne suis pas d’accord. Pour moi, c’est il est tellement monstrueux qu’il en devient fou, ce qui est totalement différent.

Je n’ai jamais conseillé ce livre à qui que ce soit tellement il m’a rendu malade. J’avais véritablement la nausée à la lecture des scènes décrivant les crimes de Bateman. Le roman en lui-même est très bien écrit, Bret Easton Ellis est un écrivain de talent mais son American Psycho reste pour moi un souvenir cauchemardesque.

Ge, Porte Flingue 

Alors pour moi ce sera Kurtz !
Oh j’en est des timbrés dans ma bibliothèque. De Grippe-Sou dans Ça à Hannibal Lecteur en passant par Jean-Baptiste Grenouille le héros de Süskind dans le parfum ou pire le mec d’American psycho, Patrick Bateman…Et je ne vais même pas aller chercher dans la littérature horrifique !  Pas de Dracula, pas de Frankenstein, pas de Nosfératu… Non je reste dans les psychopathes. Un peu comme le Will Edwards de Claire Favan Mais en pire. Car Kurtz n’est pas n’importe lequel des tarés ; lui c’est un pervers de génie. Un prédateur imprévisible et monstrueux. Une nouvelle race de psychopathes sans doute sociopathe aussi.

Oui Kurtz le héros de la trilogie, pardon tétralogie « les voies de l’ombre » de Jérôme Camut et Nathalie Hug. Oui je sais encore eux. Car franchement ce Kurtz il m’a vraiment foutu les jetons, et pourtant ce n’est pas lui le héros des livres où il apparait…Quoique !!!
Bref lisez « Prédation », « Stigmate » « Instinct » et « Rémanence », des CAMHUG, c’est de la balle Baby !

Et vous ne serez pas près d’oublier Kurtz

 

 Isabelle Bourdial

Hello dame Geneviève,

pas facile de te citer des méchants sans spoiler les romans. « Alors voilà, j’ai détesté Archule Schrombluck, cette raclure de bidet qui tue Paulette à la page 120, fait semblant de compatir au chagrin de sa soeur Stéphanie à la page 184, couche avec elle p 227 pour finalement tenter de l’étrangler lorsqu’elle le démasque en page 296. » Mais je vais quand même tenter l’impossible et te parler de deux frères, Injustice et Culpabilité. De leur première victime, Clara, une femme enceinte, retrouvée dans un parc ventre ouvert, le bébé arraché de ses entrailles. Si c’est pas méchant, ça… Te connaissant, tu auras bien sûr reconnu Eugène Terredefeu, Les larmes du Wendigo, de notre auteure-flingueuse Sacha Erbel que j’embrasse au passage.  Ce crime a soufflé un vent glacé dans ma tête de lectrice, mon thermostat mental a morflé. De quoi te cristalliser les neurones… Il n’y avait pourtant pas de description gore, pas de complaisance pour l’horreur. Il fallait tout le talent de Sacha pour décrire avec sobriété la monstruosité. Plonger dans la psyché des plus grands psychopathes, examiner les rouages de leur esprit abîmé pour tenter d’en percevoir le mécanisme… Sa plume et ses conférences t’initient à de ténébreux voyages, passionnants et terrifiants à la fois.

Une petite anecdote plus légère pour finir… J’ai vécu une expérience troublante avec un méchant romanesque. Le tout premier salaud auquel j’ai donné vie dans un roman, je l’ai rencontré en vrai quelques semaines après l’avoir créé. Même prénom, même physique, même malveillance qu’il s’est empressé d’exercer sur moi alors que mon livre était encore sous presse. Alors le méchant suivant, par prudence ou par superstition, je ne lui ai pas donné de nom. Avec les méchants, on ne sait jamais…

Bisou dame Geneviève

Chantal Criscuolo

 

Concernant tes grands méchants de la littérature, j’avoue avoir du mal ! Mais quasi spontanément, j’ai pensé à Dorian Gray, le héros d’Oscar Wilde, dans son roman Le portrait de Dorian Gray. Le héros est d’une beauté saisissante, et à la suite d’un souhait lancé en l’air comme tout un chacun peut le faire (encore que …!) devant le portrait qu’un ami peintre fait de lui, il va connaître une destinée que d’aucuns pourraient qualifier de formidable : ne jamais vieillir, du moins ne pas être marqué physiquement par le temps. Il est donc jeune, beau, riche  … mais mais … Le revers de la médaille est là ! Seul le portrait portera les marques du vieillissement. Or, ce portrait montrera surtout l’état de l’âme de Dorian Gray. Laide, mauvaise, cynique, vicieuse … Dorian attire avec son charme et sa beauté apparemment angélique et détruit tous ceux qui s’attachent à lui.

Bien sûr, on n’est pas dans le polar, c’est plutôt un récit à tendance philosophique, qui mène à une réflexion sur la façon de conduire sa vie, sur la notion de beauté … Mais je trouve que Dorian Gray pourrait être le modèle de certains personnages, serial killers ou autres arnaqueurs de génie !

Dans un autre domaine, le « héros  » du récit American predatorIsraël Keyes, est un vrai de vrai méchant, sous ses airs parfaitement anonymes. Et c’est du réel, raconté par Maureen Callahan, aux éditions Sonatine.

Et enfin, je pense au second tuteur de Lisbeth Salander (Millenium), Nils Bjurman, qui n’a vraiment rien pour le sauver, vu les rapports sadiques qu’il impose, heureusement pour un temps seulement, à sa « protégée ».

43 réflexions sur “Nos méchants préférés : La saint Valentin de Collectif Polar, Episode 1

  1. Je suis d’accord sur quelques méchants ! Celui de ça ou le monstre de Millénium !
    Mais Geneviève, je te rappelle qu’Hannibal Lecter est mon méchant préféré pas si fondamentalement méchant ! (Ne ressors pas la camisole 😅).
    Je vais tester cette trilogie que tu aimes tant pour me faire mon avis sur ce méchant 😊

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  2. Oh quelle belle idée Ge ! Contente que ce thème ai inspiré aussi les flingueuses ! ☺️
    De très bons choix, et c’est vrai que le grand méchant loup est incontournable. 😇
    Je suis curieuse, mais le vrai méchant que Isabelle a croisé ne s’apparenterait pas à un vilain raptor nommé Dr House par son équipe ? En voilà un que je n’aurais pas aimé croisé non plus !

    Merci à vous pour ces beaux partages. ☺️☺️

    Aimé par 2 personnes

  3. Je dirais « Hannibal Lecter », parce qu’il reste froid, charmant, gentleman… Il me fout les chocottes !

    Puis j’ajouterais Ramsay Bolton (Ramsay Snow), un méchant des romans Game of thrones. Pire que Geoffrey Barathéon, qui pourtant, était un salopard aussi, mais doublé d’un couard, lui.

    Le clown de ÇA, bien entendu ! Et l’infirmière de Misery : Annie Wilkes !

    Quant au grand méchant loup du petit chaperon rouge, il n’est jamais que le représentation d’un homme qui a envie de se faire une gamine : oui, un pédophile !!

    Aimé par 2 personnes

  4. Lors d’une interview, le journaliste demande au comédien ou à la comédienne,
    quel personnage voudriez-vous ajouter à vos rôles ? On a comme réponse un rôle de méchant, de salaud parce que ce n ‘est pas évident à jouer, et parfois le public aime les méchants réussis qui font vraiment peur.

    Aimé par 1 personne

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